Cette FAQ a pour objectif de répondre de manière claire, argumentée et accessible aux questions, objections ou malentendus fréquemment rencontrés lorsqu’il est question des concepts portés par Sam’Form.
Oui, certains objets théoriques mobilisés par Sam’Form font écho à des travaux existants en sciences sociales, en psychologie sociale, en philosophie politique ou en sciences de l’éducation.
Cependant, Sam’Form ne revendique pas l’invention ex nihilo de notions telles que le pouvoir d’agir, la participation ou la résilience. Sa singularité réside dans la formulation située, l’articulation originale et l’opérationnalisation incarnée de ces notions à partir de l’expérience vécue, de la pair-aidance et du terrain.
L’originalité des concepts Sam’Form ne repose pas sur des mots isolés, mais sur un cadre cohérent, structuré autour :
D’un ancrage expérientiel assumé,
d’une articulation entre vécu, théorie et action, d’une dimension éthique et politique explicite.
Par exemple, le pouvoir d’agir est pensé comme originel, corporel et pré-institutionnel ; la participation comme capacitaire et conditionnelle ; la pair-aidance comme fonction-pont et non comme simple rôle.
Le savoir expérientiel brut, pris isolément, peut en effet être subjectif.
Sam’Form ne valorise pas l’expérience comme preuve, mais comme matière première de connaissance, à condition qu’elle soit :
– mise à distance,analysée
– confrontée à d’autres récits
– articulée à des cadres théoriques
C’est ce travail de transformation qui permet de produire des savoirs partageables, rigoureux et opérants.
Sam’Form assume une dimension politique, au sens noble du terme : réfléchir aux conditions du vivre-ensemble, de la participation et de l’émancipation.
En revanche, Sam’Form refuse toute posture dogmatique ou partisane. Les concepts proposés sont ouverts à la controverse, à la critique et à l’amélioration continue.
La controverse est considérée comme une ressource démocratique et un outil de clarification, non comme un obstacle.
La participation est un droit fondamental.
Cependant, Sam’Form distingue le droit de participer de la capacité effective à participer.
Sans conditions favorables, sans préparation et sans accompagnement, la participation peut devenir une injonction, voire un facteur de domination symbolique.
La participation capacitaire vise précisément à rendre ce droit réellement exerçable.
Non.
La pair-aidance ne se décrète pas et ne se réduit pas à l’expérience vécue. Elle suppose :
Un travail introspectif, une capacité de mise à distance de son propre vécu, une posture éthique claire,
une inscription dans un collectif et un cadre professionnel.
C’est pourquoi Sam’Form insiste sur la formation, l’accompagnement et la prévention des risques.
Non.
Sam’Form ne s’inscrit pas dans une logique de concurrence entre acteurs.
Elle promeut une intelligence collective distribuée, fondée sur la complémentarité des rôles et des savoirs.
Les professionnels, les pair-aidants et les personnes concernées ont chacun une place légitime à condition que l’horizontalité et la reconnaissance mutuelle soient garanties.
C’est une préoccupation centrale de Sam’Form.
L’approche intime mesurée constitue un garde-fou éthique :
Refus de la mise en scène de la souffrance, refus de la surexposition des parcours,
respect du rythme et du consentement.
Le vécu n’est jamais utilisé comme un outil, mais reconnu comme une dimension sensible à protéger.
Oui, à condition de respecter leur logique.
Les concepts Sam’Form ne sont pas des recettes universelles, mais des cadres adaptables, à contextualiser selon les territoires, les publics et les enjeux.
Toute transposition mécanique ou hors-sol irait à l’encontre de leur esprit.
Ils servent à :
– concevoir des formations, structurer des dispositifs d’accompagnement
– analyser des pratiques, évaluer des actions, nourrir des espaces de participation citoyenne, éclairer l’élaboration de politiques publiques
– ils constituent un outillage intellectuel au service de l’action et de la transformation sociale
